La méthode Borel-Maisonny :

Premier bilan :

A ce stade, l’enfant est censé maîtriser la production sonore de l’ensemble des sons des voyelles (de manière isolée) ; si ce n’est pas le cas revenez aux exercices précédents pour ne rien précipiter (exception faite pour les cas où l’enfant présente des troubles de type DYS : dysphasie, dyspraxie notamment ; un bilan orthophonique pourra vous en apprendre plus).

Vous devriez donc pouvoir attendre de lui une production sur la grande majorité des mots qui composent notre langue (une participation minime certes, mais qui peut être récurrente et le rendre acteur de son processus de communication verbale).

Néanmoins, cette production sonore est très limitée (seulement voyelles) et nous allons commencer à composer des syllabes constituées de consonne(s) + voyelle

Pour démarrer ce travail ; nous nous consacrerons aux consonnes nasales M et N dans un premier temps seulement : elles présentent l’avantage de pouvoir être « amorcées » par l’intervenant d’une part, ainsi que l’avantage de pouvoir être ressenties concrètement.

En effet, vous avez la possibilité (pour peu que l’enfant l’accepte ; à travailler au besoin) de poser sa main sur votre pomme d’Adam pendant que vous produisez le son (afin de lui faire ressentir la vibration de votre action), voire sa propre main sur sa pomme d’Adam.

De plus, vous pouvez prolonger, maintenir la production du son pendant de longues secondes, ce qui vous permettra de lui suggérer de vous imiter pendant votre production sonore (et ainsi amorcer le travail de réalisations sonores).

Puisque vous devenez routinier à la pratique d’un travail orthophonique ; vous devez commencer à apprendre à utiliser l’alphabet phonétique international (pas d’inquiétude ; vous serez guidé et apprendrez chaque son en temps et en heure) : commençons par le [m] (se lit mmmm) de maison et le [n] (se lit nnnnn) de nez (consonnes nasales).

Participez à nous faire connaître